Le bail civil : Définition et fonctionnement
Dernière mise à jour le 22/07/2026
- Définition du bail civil
- Les dispositions classiques du bail civil
- Bail civil : quel usage ?
- Quelle durée pour un bail civil ?
- Bail civil : quelles conditions de résiliation ou renouvellement ?
- Quel loyer pour un bail civil ?
- Quels sont les avantages et les inconvénients du bail civil ?
- Dans quelle situation choisir un bail civil ?
- Le tableau récapitulatif des différents types de contrat de location
- Le bail civil, ou bail de droit commun, est régi par les articles 1713 à 1778 du Code civil et repose sur une grande liberté contractuelle.
- Il s’adresse aux locations dont l’usage n’est pas la résidence principale, c’est-à-dire qu’il concerne une résidence secondaire, un logement de fonction, un bureau, un entrepôt, un garage ou encore un terrain non agricole.
- Sa durée du bail civil est fixée librement par les parties, au-delà de 12 ans, le bail doit être publié au service de la publicité foncière.
Le bail civil ou “bail de droit commun” est régi par les articles 1713 à 1778 du Code civil. Il constitue en effet le bail le plus régulièrement conclu puisqu’il concerne la location meublée ou non meublée de locaux au sens large du terme.
Définition du bail civil
Le bail civil concerne les particuliers, mais également les associations dites “loi 1901”, et, sous certaines conditions, les entreprises. Il se distingue des autres baux de par la grande flexibilité accordée concernant sa durée et son contenu.
Principalement destiné aux propriétaires et locataires qui ne désirent pas s’engager sur le long terme, il constitue le contrat idéal pour la location des biens immeubles tels que les :
- Bureaux ;
- Entrepôts ;
- Terrains à usage non agricole ;
- Locaux commerciaux non destinés à l’accueil de personnes ;
- Résidences secondaires ;
- Logements de fonction destinés aux entreprises ;
- Parkings et garages non annexés à un logement.
Les dispositions classiques du bail civil
Le bail civil offre une grande liberté concernant l’élaboration des termes du contrat. Qu’il s’agisse de sa durée, des conditions de résiliation ou de renouvellement, ou encore du loyer appliqué, les parties restent libres de décider le contenu du contrat.
La situation des parties au contrat de bail civil
Lors de la conclusion d’un bail civil, les parties décident des droits et obligations de chacun.
Le propriétaire
Au titre d’un bail civil, le propriétaire conserve une grande partie de ses droits, il n’accorde au locataire qu’un droit de jouissance des locaux. Sa principale obligation consiste à délivrer le bien loué au locataire, à la date indiquée dans le contrat de bail.
Il doit également assurer la jouissance paisible des locaux loués. A cet effet, il est dans l’obligation d’effectuer les réparations ou travaux nécessaires à l’entretien du bien et de ses équipements, s’il y en a.
Le preneur
Le preneur, quant à lui, a pour principales obligations :
- de restituer les locaux dans l’état dans lequel ils se trouvaient lors de son entrée en jouissance ;
- de payer les loyers dus à l’échéance.
Sous réserve de l’acceptation expresse du bailleur, il est possible pour le preneur de sous-louer les locaux. Dans ce cas, les loyers seront à remettre au propriétaire : le preneur ne peut s’en prévaloir.
Bail civil : quelle forme et quel contenu ?
Ce type de bail n’est pas soumis à un formalisme particulier : les parties peuvent en déterminer librement le contenu, sous réserve de ne pas y insérer des clauses abusives.
Cependant, un certain nombre de clauses “type” sont à insérer afin de parfaire le contenu du bail. Il s’agit notamment d’insérer :
- Une description détaillée des lieux et de leurs équipements ;
- L’usage qui sera fait des locaux (résidence secondaire, rassemblements d’associations, logement de fonction, etc.)
- Le montant du loyer, des charges locatives et leurs modalités de révision ;
- La durée convenue du bail ;
- Les modalités de cession, et l’éventuelle tacite reconduction ;
- Le montant du dépôt de garantie ;
- Les obligations du preneur et du bailleur ;
- L’exclusion de l’application des dispositions de la loi du 6 juillet 1989.
D’autres clauses et conditions pourront être insérées, comme par exemple les modalités de sous-location (si elle est autorisée par le bailleur).
Bail civil : quel usage ?
Le bail civil constitue une dérogation aux baux “classiques”, tel le bail commercial. Il est notamment utilisé lorsque l’usage des locaux ne correspond pas à leur destination. C’est le cas lorsqu’un immeuble à usage d’habitation est utilisé pour raisons professionnelles comme c’est le cas pour les logements de fonction.
Quelle durée pour un bail civil ?
L’un des principaux avantages du bail civil réside dans la liberté d’en fixer la durée. Les parties déterminent ensemble la durée qui leur convient, puisqu’aucun texte n’impose de durée maximale lorsque le bailleur est pleinement propriétaire du bien.
Deux seuils méritent toutefois votre attention. Un bail civil de plus de 12 ans doit être publié au service de la publicité foncière. Par ailleurs, lorsque le bailleur ne dispose que de pouvoirs limités sur le bien (usufruitier, tuteur d’un mineur, indivisaire), il ne peut consentir seul un bail de plus de 9 ans. Au-delà, l’engagement devient un acte de disposition qui exige des pouvoirs particuliers.
Bail civil : quelles conditions de résiliation ou renouvellement ?
Un bail civil est en principe reconduit tacitement à l’échéance pour la même durée, sauf si l’une des parties notifie à l’autre son intention d’y mettre fin.
Le preneur peut informer le bailleur de son intention de quitter les locaux à tout moment, en lui envoyant une lettre recommandée avec accusé de réception. La durée du préavis est librement déterminée par les parties au bail, lors de sa rédaction, ou postérieurement, à l’aide d’un avenant au bail.
Quel loyer pour un bail civil ?
Aucun encadrement des loyers n’est imposé pour le bail civil. Les parties peuvent donc choisir librement le montant du loyer. Il doit cependant être “sérieux”, malgré qu’il puisse être symbolique dans le cas d’une location par une association d’intérêt général.
La clause de révision des loyers, si elle est insérée dans le bail, doit respecter les indices publiés par l’INSEE.
Sachez également que le décret n°2011-2028 du 29 décembre 2011 met en place un indice de location spécifiquement adapté aux activités tertiaires, aux locations d’entrepôts, de granges etc. Il s’agit de l’Indice des Loyers des Activités Tertiaires (ILAT).
Quels sont les avantages et les inconvénients du bail civil ?
Avant de choisir le bail civil, il est utile de peser ce qu’il vous apporte et ce à quoi il vous expose. Sa souplesse séduit les propriétaires, mais elle a une contrepartie qui est une protection réduite pour le locataire et un risque de requalification pour le bailleur.
Les avantages du bail civil
Le principal atout du bail civil est sa liberté contractuelle. Les parties fixent elles-mêmes la durée, le montant du loyer, le préavis et la plupart des clauses du contrat. Le loyer n’est soumis à aucun encadrement, même en zone tendue, ce qui laisse une réelle marge de négociation.
Ce bail est aussi simple et rapide à mettre en place : peu de formalisme, pas de durée minimale imposée et une grande adaptabilité aux biens qui ne relèvent pas de la résidence principale (résidence secondaire, logement de fonction, garage, entrepôt, terrain non agricole).
Les inconvénients et les risques du bail civil
La contrepartie de cette souplesse est une protection réduite du locataire. Contrairement au bail d’habitation régi par la loi du 6 juillet 1989, le bail civil ne garantit ni durée minimale protectrice, ni préavis encadré, ni droit au maintien dans les lieux. Le dépôt de garantie et les honoraires ne font l’objet d’aucun plafonnement légal.
Pour le bailleur, le principal risque est la requalification du contrat. Si le logement loué constitue en réalité la résidence principale du locataire, un juge peut écarter le bail civil et appliquer les règles d’ordre public de la loi de 1989. Le bailleur perd alors la liberté qu’il recherchait. Pour une location meublée de courte durée à une personne en mobilité, le bail mobilité est souvent le cadre le mieux adapté.
Dans quelle situation choisir un bail civil ?
Au vu des nombreux baux existants, il est parfois difficile de déterminer lequel choisir. Voici une liste non exhaustive des cas dans lesquels privilégier un bail civil.
Comparé à un bail professionnel, commercial ou rural
Le bail professionnel, comme son nom l’indique, est destiné à un usage professionnel des locaux loués. Il est ainsi réservé à la location de locaux destinés à l’exercice d’une profession, libérale par exemple. A contrario, le bail civil ne peut être utilisé pour des locaux destinés à l’exercice d’une activité professionnelle, puisqu’il est impératif que l’usage soit personnel.
Le bail commercial quant à lui est conclu pour l’exploitation d’une activité commerciale artisanale ou industrielle.
Enfin, un bail rural doit être privilégié sur le bail civil dans le cas où les terres/biens louées sont exploités par un agriculteur.
Comparé un bail d’habitation
Le bail d’habitation, contrairement au bail civil, est strictement encadré par la loi du 6 juillet 1989. Cet encadrement vise notamment à améliorer les conditions de location immobilière destinées à l’installation de résidences principales des particuliers.
Le bail civil n’est cependant pas totalement exclu concernant les locations d’habitation :
- s’il s’agit d’une résidence secondaire ;
- si le bien est utilisé comme logement de fonction par une entreprise ;
- si le locataire est une association.
Le tableau récapitulatif des différents types de contrat de location
Voici un tableau récapitulatif des principales caractéristiques des différents baux présentés dans cet article :
| Type de bail | Civil | Commercial | Professionnel | Rural |
| Durée | Libre (publicité foncière au-delà de 12 ans) | 9 ans minimum | 6 ans minimum | 9 ans minimum |
| Usage du bien | Personnel | Professionnel
(exploitation commerciale) |
Professionnel (exercice d’une activité) | Usage agricole |
| Encadrement des loyers | Non encadré | Article L145-33 du Code de commerce | Cf. Article L145-33 du Code de commerce | Article L411-11 du Code rural |
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- Le bail civil est le contrat de location le plus souple du Code civil. En effet, les parties fixent librement la durée, le loyer, le préavis et la plupart des clauses. Il s’adresse aux biens qui ne servent pas de résidence principale, comme une résidence secondaire, un logement de fonction, un garage ou un entrepôt. Cette liberté a une contrepartie car le locataire est moins protégé qu’avec un bail d’habitation, et le bailleur s’expose à une requalification si le logement devient la résidence principale du locataire. Bien rédigé, le bail civil reste un outil précieux pour toutes les locations qui échappent aux baux réglementés.
Dernière mise à jour le 22/07/2026
FAQ
Est-il possible de céder le bail civil ou de sous-louer les locaux ?
Avec l’accord exprès du propriétaire, il est possible de céder le bail civil ou de sous-louer les locaux. En cas de sous-location, les loyers perçus reviennent au bailleur, sauf clause contraire prévue dans le contrat.
Quand utiliser un bail civil ?
Le bail civil est destiné à la location de locaux pour un usage qui n’est pas la résidence principale du locataire. Il peut s’agir d’un logement de fonction, d’une résidence secondaire, d’un terrain de loisir ou d’un local destiné au stockage de biens, comme un box.
Pourquoi faire un bail civil ?
On choisit un bail civil pour sa liberté contractuelle : durée, loyer et conditions de résiliation sont fixés librement par les parties, sans encadrement des loyers. C’est le cadre adapté aux locations qui ne relèvent ni du bail d’habitation, ni du bail commercial, ni du bail rural. Quels sont les inconvénients du bail civil pour le locataire ? Le locataire d’un bail civil est moins protégé que sous un bail d’habitation loi de 1989 : pas de durée minimale garantie, préavis et congé librement fixés, aucun plafonnement du dépôt de garantie ni des honoraires. Il ne bénéficie pas non plus du droit au maintien dans les lieux.
Quelle est la différence entre un bail civil et un bail commercial ?
Le bail civil porte sur un usage personnel et laisse une grande liberté aux parties, sans durée minimale. Le bail commercial, réservé à l’exploitation d’une activité commerciale, artisanale ou industrielle, obéit à un statut protecteur : durée minimale de 9 ans, plafonnement du loyer et droit au renouvellement.
Quelle est la durée d'un bail civil ?
La durée d’un bail civil est fixée librement par les parties. Aucun texte n’impose de durée maximale quand le bailleur est pleinement propriétaire. Au-delà de 12 ans, le bail doit être publié au service de la publicité foncière ; un bailleur aux pouvoirs limités (usufruitier, tuteur) ne peut, lui, consentir seul un bail de plus de 9 ans.
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Bonjour, nous avons trouvé un studio sur Paris 1200 EUROS LOYER BAIL CIVIL FRAIS D’agence à payer AUSSI, CE QUI me parait normal , même si c’est un peu cher pour le logement en question (1200euros) pour un-logement de 20m2. Ma question porte surtout sur le dépôt de garantie pour un meublé – 1200 €;
Nous comptons le louer pour 5mois et 1/2.
EST-CE QUE TOUT CELA SEMBLE OK DANS LE CADRE d’une telle location?
Merci pour votre réponse .
Bonjour,
En principe, dans le cadre d’un bail civil pour un logement meublé loué en dehors de la résidence principale (par exemple pour un bail mobilité ou une location à titre secondaire), le montant du loyer, des frais d’agence et du dépôt de garantie peut varier librement, sous réserve de respecter certaines règles selon la nature exacte du bail.
Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner davantage.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.
Bonjour, pouvez-vous m’indiquer quels bails entée le bail classique de 1986 et le bail civil je dois établir dans la situation suivante :
je souhaite louer à une société une maison à usage d’habitation principale pour le compte de son salarié qui pense rester au moins 2 ans tout en bénéficiant des avantages de la LMNP.
Bonjour,
En principe, lorsque le bail est conclu avec une société pour loger un salarié à titre de résidence principale, il s’agit d’un bail de droit commun régi par les articles 1708 et suivants du Code civil. Il ne relève ni de la loi du 6 juillet 1989 ni du bail civil. Ce cadre permet en principe de rester compatible avec le statut de LMNP.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.
Bonjour,
J’ai une maison non meublée à louer en banlieue parisienne dans l’Essonne et le candidat souhaite y domicilier sa société. Il ne souhaite ni y habiter ni recevoir des clients. Il souhaite stocker du matériel et y installer un bureau.
Est-il possible d’utiliser le bail civil dans ce cas?
Faut-il plutôt passer sur un bail commercial?
La zone géographique permet-elle de détourner un bien de son usage premier ?
Merci beaucoup
Bonjour, Un logement destiné à l’habitation ne peut en principe être utilisé comme local professionnel ou commercial qu’à certaines conditions, notamment en zone tendue comme l’Île-de-France où le changement d’usage des logements est strictement encadré par le Code de la construction et de l’habitation. La domiciliation d’une société dans une maison louée à titre d’habitation ne relève pas d’un bail civil classique, et l’utilisation pour stockage ou bureaux correspond à une activité professionnelle nécessitant un bail adapté, tel qu’un bail commercial ou professionnel, sous réserve des autorisations administratives et urbanistiques applicables. En espérant que notre réponse vous sera utile, nous… Lire la suite »
Bonjour Une conciergerie propose de prendre en charge la location d’un appartement avec des loyers non soumis à encadrement en signant des baux code civil avec leurs clients (entreprises pour leurs cadres, parents pour leurs enfants étudiants etc.)pour des durées de 1 à 8 mois. Est-ce qu’on peut signer des baux code civil pour des durées inférieures à 8 mois avec des entreprises pour des cadres en mobilité ou doit on signer des baux mobilité? Il est difficile de distinguer le logement de fonction (bail code civil) et le bail mobilité lorsque des entreprises passent par des conciergeries pour loger… Lire la suite »
Bonjour, Le bail d’habitation est en principe soumis à la loi du 6 juillet 1989 (bail classique, bail étudiant ou bail mobilité). Le recours au bail « code civil » n’est admis que dans des cas spécifiques (logement de fonction, conventions particulières exclues du champ de la loi de 1989). Si un logement est loué meublé pour une durée de 1 à 10 mois à une personne en mobilité (étudiant, formation, mission professionnelle), le contrat adapté est le bail mobilité, prévu par la loi ALUR. En cas d’utilisation d’un bail code civil en dehors de ce cadre, il existe un… Lire la suite »
Bonjour,
Je me demandais si le bail civil conviendrait pour une location d’un bâtiment appartenant à une SAS, dans le but d’entreposer du matériel agricole d’une CUMA. En effet, la CUMA en tant que telle n’exerce pas d’activité agricole, ce qui exclut le bail rural.
Je vous remercie par avance pour votre réponse
Bonjour,
Dans votre situation, si la SAS met à disposition un bâtiment au profit d’une CUMA exclusivement pour de l’entreposage de matériel, et que la CUMA n’exerce pas elle-même une activité agricole sur le bien loué, le bail rural est effectivement écarté. Le recours à un bail civil peut alors être envisagé, dès lors que le local n’est pas destiné à l’habitation ni à une exploitation agricole directe, et que l’usage reste strictement limité au stockage.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.
Bonjour,
Merci
Je souhaite faire de la sous-location professionnelle(prendre des logements de propriétaires afin de relouer(sous-louer) moi-même).
J’ai une micro-entreprise de sub-leasing. Est-ce que le bail que vous proposez à 14€ sur votre site est le type de bail de droit civil adapté à cette activité ?
Bonjour,
En principe, la sous-location professionnelle nécessite un bail conclu entre le propriétaire et l’entreprise, autorisant expressément la sous-location à usage professionnel ou commercial, conformément à l’article 1717 du Code civil. Le bail proposé doit donc être un contrat de droit commun adapté à la sous-location et non un bail d’habitation classique.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée. L’équipe LegalPlace.
Bonjour,
SVP je souhaite me lancer dans la sous-location professionnelle avec ma micro-entreprise. Est-ce ce type de bail que vous proposez (bail de droit civil) que je dois faire signer à mes propriétaires?
Bonjour,
Nous ne sommes pas certains d’avoir compris votre question.
Pouvez-vous nous expliquer avec plus de précisions votre demande ?
L’équipe LegalPlace
Bonjour,
J’aurais besoin de savoir si dans le cadre d’un bail code civil, les honoraires d’agence sont-ils libres ou encadrés ?! Doivent-ils être partagés entre locataire et bailleur?! quid des honoraires d’état des lieux également, doivent-ils être partagés ?!
Dans l’attente de votre retour,
Bien cordialement
Bonjour, Dans le cadre d’un bail soumis au Code civil (par exemple pour la location d’un garage, d’un local professionnel sans habitation, ou d’une résidence secondaire), les honoraires d’agence sont totalement libres. Aucune réglementation spécifique n’impose leur plafonnement ou leur partage obligatoire entre bailleur et locataire. Contrairement aux baux d’habitation soumis à la loi du 6 juillet 1989, il n’existe pas d’encadrement légal concernant :le montant des honoraires de location ainsi que le partage des frais d’état des lieux. Le principe de liberté contractuelle, posé par l’article 1102 du Code civil, s’applique ici pleinement. Cela signifie que le bailleur et… Lire la suite »