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  • La retraite de l’auto-entrepreneur se construit à travers ses cotisations sociales, calculées sur le chiffre d’affaires encaissé.
  • La caisse de retraite de l’auto-entrepreneur dépend de l’activité, l’Assurance retraite pour les commerçants et artisans, la CIPAV pour certaines professions libérales réglementées.
  • L’âge de départ à la retraite de l’auto-entrepreneur est fixé à 64 ans pour les générations 1968-1969 et suivantes, avec un taux plein automatique à 67 ans.
  • Le montant de la retraite de l’auto-entrepreneur repose sur les 25 meilleures années, ce qui pénalise les faibles revenus.

Vous exercez en micro-entreprise et vous vous demandez ce que vous préparez vraiment pour vos vieux jours, c’est une question légitime. Le statut est simple à gérer au quotidien, mais ses règles de retraite restent floues pour beaucoup. Combien cotisez-vous ? Quel chiffre d’affaires faut-il atteindre pour valider une année complète ? Quelle pension pouvez-vous espérer ? Voici les réponses à toutes vos questions sur la retraite d’un auto-entrepreneur en France en 2026.

Comment fonctionne la retraite de l’auto-entrepreneur ?

La retraite du micro-entrepreneur repose sur un principe simple où chaque euro de chiffre d’affaires déclaré génère des cotisations retraite, incluses dans le forfait social unique versé à l’URSSAF. Il n’y a pas de ligne « retraite » séparée, une partie des cotisations sociales finance directement les droits, de base et complémentaires.

Le lien entre cotisations sociales et retraite de l’auto-entrepreneur

En micro-entreprise, les cotisations sociales représentent un pourcentage du chiffre d’affaires encaissé. Ce pourcentage couvre plusieurs risques à la fois. Il finance la maladie, la retraite de base, la retraite complémentaire, l’invalidité-décès et la CSG-CRDS. La retraite en absorbe la plus grosse part, près de 63 % du total versé pour un commerçant.

Plus le chiffre d’affaires est élevé, plus le micro-entrepreneur cotise, et plus il accumule de droits. Cette logique proportionnelle a une conséquence directe. Une micro-entreprise qui génère peu de recettes ouvre peu de droits à la retraite.

Les cotisations sociales du micro-entrepreneur sont calculées sur le chiffre d’affaires brut encaissé, avant tout abattement forfaitaire. L’abattement ne sert qu’au calcul de l’impôt, pas à celui des cotisations sociales.

Pourquoi un chiffre d’affaires nul bloque la retraite de l’auto-entrepreneur ?

Le micro-entrepreneur qui reste immatriculé sans activité ne valide pas de trimestres pour autant. Avec un chiffre d’affaires nul, aucune cotisation n’est versée, donc aucun droit à la retraite n’est acquis sur la période. C’est le point qui surprend le plus en début d’activité ou en année creuse.

Dès lors, une micro-entreprise en sommeil ne construit pas de retraite. Pour continuer à valider des droits pendant une période sans recettes, il faut soit générer un minimum de chiffre d’affaires, soit cotiser par un autre biais, comme une activité salariée en parallèle.

Quel taux de cotisation pour la retraite de l’auto-entrepreneur ?

Le taux de cotisations sociales du micro-entrepreneur dépend de la nature de son activité. Il s’applique au chiffre d’affaires brut et couvre toute la protection sociale, retraite comprise. Voici les taux en vigueur en 2026 :

Le taux de cotisation retraite de l’auto-entrepreneur par activité

Le taux global de cotisations change selon l’activité exercée par l’entrepreneur. Le tableau suivant indique, pour chaque catégorie, le taux appliqué sur le chiffre d’affaires en 2026 et la caisse de retraite de rattachement.

Type d’activité Taux de cotisations 2026 Caisse de retraite
Vente de marchandises (BIC) 12,3 % Assurance retraite (ex-SSI)
Prestations de services commerciales et artisanales (BIC) 21,2 % Assurance retraite (ex-SSI)
Professions libérales non réglementées (BNC) 25,6 % Assurance retraite (régime général)
Professions libérales réglementées (CIPAV) 23,2 % CIPAV

Quelle part des cotisations finance la retraite de l’auto-entrepreneur ?

La retraite représente la plus grande part des cotisations versées par le micro-entrepreneur. Pour un commerçant, sur 100 € de cotisations, environ 43 € financent la retraite de base et 20 € la retraite complémentaire. Le reste, un peu plus d’un tiers, couvre la maladie, l’invalidité-décès et la CSG-CRDS.

Le versement libératoire de l’impôt sur le revenu, si vous l’avez choisi, ne change rien à vos droits retraite. Il concerne le paiement de l’impôt, pas les cotisations sociales ni les trimestres validés.

Léa exerce une prestation de services artisanale en micro-entreprise. Sur un chiffre d’affaires de 30 000 € en 2026, elle verse 21,2 % de cotisations sociales, soit 6 360 €. La plus grande partie de cette somme alimente sa retraite de base et sa retraite complémentaire.

Quelle caisse gère la retraite de l’auto-entrepreneur ?

La caisse de retraite du micro-entrepreneur dépend de son activité, et elle fixe les règles de calcul de la future pension. Deux grands cas existent. La majorité des micro-entrepreneurs relèvent d’un régime aligné sur le régime général, tandis que certaines professions libérales réglementées dépendent de la CIPAV.

Situation Caisse de retraite de base Retraite complémentaire
Commerçant ou artisan Assurance retraite (ex-SSI) Régime complémentaire des indépendants
Profession libérale non réglementée Assurance retraite (régime général) Régime complémentaire des indépendants
Profession libérale réglementée CIPAV CIPAV Régime complémentaire de la CIPAV

La retraite de l’auto-entrepreneur commerçant ou artisan

Depuis la suppression du régime social des indépendants, achevée en 2020, les commerçants et artisans sont rattachés au régime général. Leur retraite est gérée par l’Assurance retraite, l’organisme qui gère aussi celle des salariés. On parle encore souvent de la Sécurité sociale des indépendants par habitude, mais la gestion a été intégrée au régime général. La retraite d’un commerçant ou d’un artisan se calcule donc selon les mêmes règles que celle d’un salarié.

La retraite de l’auto-entrepreneur en profession libérale

Pour les professions libérales, la caisse d’affiliation dépend de la date de création et du type d’activité. Les micro-entrepreneurs qui exercent une activité libérale non réglementée relèvent du régime général. Les professions libérales réglementées listées par décret, comme les architectes, les ostéopathes ou les psychologues, restent affiliées à la CIPAV.

Cette distinction a des effets sur le mode de calcul de la retraite complémentaire et sur les seuils de validation des trimestres. Vérifiez toujours votre caisse d’affiliation dès la création, car elle conditionne l’ensemble de vos droits.

Thomas est architecte en micro-entreprise, une profession libérale réglementée. Il est affilié à la CIPAV pour sa retraite, avec un taux de cotisation de 23,2 %. Sa retraite de base et sa complémentaire suivent les règles propres à la CIPAV, différentes de celles du régime général.

Comment valider ses trimestres de retraite d’auto-entrepreneur ?

La validation des trimestres du micro-entrepreneur ne dépend pas du temps de travail, mais du chiffre d’affaires déclaré. Il faut atteindre un seuil de recettes pour valider chaque trimestre, dans la limite de quatre par année civile.

Le revenu minimum pour valider un trimestre de retraite d’auto-entrepreneur

Pour valider un trimestre, le micro-entrepreneur doit avoir généré un revenu au moins égal à 150 fois le SMIC horaire, apprécié au 1er janvier de l’année concernée. L’article R351-9 du Code de la sécurité sociale fixe cette règle, commune à tous les indépendants. Ce revenu s’entend après application de l’abattement forfaitaire propre à l’activité, ce qui explique que les seuils de chiffre d’affaires diffèrent d’une catégorie à l’autre. Un chiffre d’affaires trop faible sur l’année limite donc le nombre de trimestres validés, quel que soit le nombre d’heures réellement travaillées.

Inès est consultante en micro-entreprise et relève des prestations de services. Elle déclare 8 000 € de chiffre d’affaires sur l’année. Après l’abattement forfaitaire de 50 %, le revenu retenu pour sa retraite s’élève à 4 000 €. Comme cette somme dépasse deux fois le seuil minimal de 150 fois le SMIC horaire, Inès valide deux trimestres de retraite en 2026, et non quatre.

Les seuils de chiffre d’affaires 2026 pour la retraite de l’auto-entrepreneur

Le tableau ci-dessous indique le chiffre d’affaires annuel à atteindre pour valider un à quatre trimestres, selon l’activité. Ces seuils correspondent au barème de l’URSSAF et évoluent avec le SMIC.

Activité 1 trimestre 2 trimestres 3 trimestres 4 trimestres
Vente de marchandises (BIC) 6 145 € 12 290 € 18 434 € 24 579 €
Prestations de services (BIC) 3 564 € 7 128 € 10 692 € 14 256 €
Profession libérale (BNC) 2 700 € 5 400 € 8 100 € 10 800 €

LegalPlace vous accompagne de A à Z dans la création de votre micro-entreprise. Vous répondez à quelques questions, LegalPlace gère toutes les formalités.

Que faire quand le chiffre d’affaires ne suffit pas pour la retraite de l’auto-entrepreneur ?

Une année à faible chiffre d’affaires ne permet pas de valider quatre trimestres de retraite. Plusieurs solutions permettent de préserver les droits à la retraite du micro-entrepreneur :

  • Augmenter le chiffre d’affaires déclaré pour atteindre le seuil de quatre trimestres avant la fin de l’année civile ;
  • Cumuler la micro-entreprise avec une activité salariée, qui valide ses propres trimestres ;
  • Racheter des trimestres au moment du départ, une opération payante mais parfois utile pour atteindre le taux plein ;
  • Anticiper avec une épargne retraite personnelle pour compenser les périodes non validées.

Les trimestres de retraite validés grâce à d’autres statuts s’additionnent. Une carrière mixte, mêlant salariat et micro-entreprise, cumule les droits à la retraite acquis dans chaque régime.

Comment calculer le montant de la retraite de l’auto-entrepreneur ?

La pension du micro-entrepreneur se compose de deux étages, une retraite de base et une retraite complémentaire. Le mode de calcul suit celui du régime général pour la plupart des micro-entrepreneurs, avec une pénalité forte pour les revenus faibles.

La retraite de base de l’auto-entrepreneur sur 25 ans

La retraite de base correspond, au taux plein, à 50 % du revenu annuel moyen. Ce revenu est calculé sur les 25 meilleures années, dans la limite du plafond annuel de la Sécurité sociale (48 060 € en 2026). L’article L351-1 du Code de la sécurité sociale pose ce principe pour les assurés du régime général, auquel les micro-entrepreneurs sont désormais rattachés.

Ce mode de calcul explique pourquoi les faibles chiffres d’affaires débouchent sur de petites pensions. Comme les cotisations portent sur un chiffre d’affaires souvent modeste après abattement, le revenu retenu pour la pension reste bas. Sans le nombre de trimestres requis, une décote s’applique et réduit encore le montant.

La retraite complémentaire de l’auto-entrepreneur par points

La retraite complémentaire du micro-entrepreneur fonctionne par points, en plus de la retraite de base. Chaque année de cotisations rapporte des points, convertis en pension au moment du départ. La valeur du point est fixée chaque année par la caisse.

Les commerçants, artisans et professions libérales non réglementées relèvent du régime complémentaire des indépendants. Les professions affiliées à la CIPAV disposent de leur propre régime complémentaire, avec des règles de points distinctes.

Claire travaille comme graphiste en micro-entreprise depuis huit ans, en profession libérale non réglementée. Avec un chiffre d’affaires de 22 000 € en 2026, elle valide ses quatre trimestres chaque année. Mais son revenu, après l’abattement de 34 %, reste modéré, ce qui construit une pension de base sur une moyenne basse. Elle a ouvert un plan d’épargne retraite pour compléter.

À quel âge toucher la retraite de l’auto-entrepreneur ?

L’âge de départ du micro-entrepreneur suit les mêmes règles que celui des salariés. La réforme des retraites a relevé progressivement l’âge légal, et le nombre de trimestres requis pour le taux plein a augmenté.

L’âge légal de la retraite de l’auto-entrepreneur en 2026

La loi du 14 avril 2023 portant réforme des retraites relève l’âge légal de départ de 62 à 64 ans, par paliers selon l’année de naissance. Voici le calendrier applicable.

Année de naissance Âge légal de départ
1961 (à partir de septembre) 62 ans et 3 mois
1962 62 ans et 6 mois
1963 62 ans et 9 mois
1964 63 ans
1965 63 ans et 3 mois
1966 63 ans et 6 mois
1967 63 ans et 9 mois
1968 et après 64 ans

Le nombre de trimestres exigés pour une retraite à taux plein augmente lui aussi, jusqu’à 172 trimestres, soit 43 ans, pour les générations 1965 et suivantes.

Sophie est née en 1968 et exerce en micro-entreprise. Elle pourra partir à la retraite à 64 ans, l’âge légal applicable à sa génération. Pour un taux plein sans décote, elle doit réunir 172 trimestres, sinon sa pension sera minorée.

Décote et surcote sur la retraite de l’auto-entrepreneur

Le taux plein est accordé automatiquement à 67 ans, quel que soit le nombre de trimestres. Un départ avant cet âge sans les trimestres nécessaires entraîne une décote, qui réduit la pension de manière définitive.

À l’inverse, poursuivre son activité au-delà de l’âge légal avec tous ses trimestres génère une surcote, qui augmente la pension. Pour un micro-entrepreneur au revenu variable, prolonger l’activité quelques années peut améliorer sensiblement le montant final.

Comment cumuler une retraite et une activité d’auto-entrepreneur ?

Arrivé à l’âge de la retraite, un micro-entrepreneur n’est pas obligé de fermer sa micro-entreprise. Il peut cumuler sa retraite avec son activité d’auto-entrepreneur, c’est-à-dire toucher sa pension tout en continuant à facturer. Deux formules existent, selon que la retraite est prise à taux plein ou non. Depuis la réforme de 2023, les cotisations versées pendant le cumul intégral ne sont plus perdues et peuvent ouvrir droit à une petite pension supplémentaire.

Le cumul intégral pour la retraite de l’auto-entrepreneur

Le cumul emploi-retraite intégral permet de percevoir sa pension et ses revenus de micro-entreprise sans aucun plafond. Il suppose de réunir trois conditions :

  • Avoir atteint l’âge légal de départ ;
  • Avoir liquidé toutes ses pensions, de base et complémentaires, dans l’ensemble de ses régimes ;
  • Justifier du taux plein, par le nombre de trimestres requis ou en ayant 67 ans.

Une fois ces conditions réunies, le micro-entrepreneur retraité peut développer son activité librement, sans que ses recettes ne réduisent sa pension.

Marc, 67 ans, a liquidé toutes ses pensions et bénéficie du taux plein. Il lance une micro-entreprise de petits travaux de bricolage. Grâce au cumul emploi-retraite intégral, il perçoit sa pension et ses revenus d’activité sans aucun plafond en 2026.

Le cumul partiel plafonné de la retraite d’auto-entrepreneur

Le cumul partiel s’applique au micro-entrepreneur qui a l’âge légal mais pas le taux plein. Ses revenus de micro-entreprise sont alors plafonnés. Pour un micro-entrepreneur, ce plafond s’apprécie par rapport au plafond annuel de la Sécurité sociale (48 060 € en 2026). En cas de dépassement, la pension est réduite à hauteur du surplus.

Ce plafond porte sur le revenu après abattement, et non sur le chiffre d’affaires brut. Un micro-entrepreneur peut donc facturer sensiblement plus que le seuil affiché avant d’atteindre la limite réelle.

La retraite de l’auto-entrepreneur se construit via ses cotisations sociales, mais seul un chiffre d’affaires suffisant valide des trimestres et bâtit une pension correcte. Les commerçants et artisans relèvent de l’Assurance retraite, certaines professions libérales de la CIPAV. Le montant repose sur les 25 meilleures années, ce qui pénalise les faibles revenus, d’où l’intérêt d’anticiper avec une épargne dédiée. L’âge légal est de 64 ans pour les générations récentes, avec un taux plein automatique à 67 ans, et le cumul emploi-retraite permet désormais, sous conditions, d’acquérir une seconde pension.

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Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 21/10/2026

FAQ

La retraite d'un auto-entrepreneur est-elle suffisante pour vivre ?

La retraite d’un micro-entrepreneur est souvent modeste. Elle correspond à 50 % du revenu moyen des 25 meilleures années, dans la limite du plafond annuel de la Sécurité sociale (48 060 € en 2026). Comme les cotisations portent sur un chiffre d’affaires réduit après abattement, la pension reste faible. Un plan d’épargne retraite ou une carrière mixte permettent de la compléter.

Un auto-entrepreneur avec un petit chiffre d'affaires valide-t-il sa retraite ?

Un auto-entrepreneur n’ouvre des droits que si son activité génère un chiffre d’affaires suffisant. Il faut un revenu, après abattement, d’au moins 150 fois le SMIC horaire par trimestre pour valider un trimestre en 2026. En dessous, le micro-entrepreneur valide moins de quatre trimestres sur l’année, voire aucun si le chiffre d’affaires est nul.

La retraite d'un auto-entrepreneur est-elle imposable ?

La pension d’un micro-entrepreneur retraité est imposable, comme toute retraite. Elle est soumise à l’impôt sur le revenu après un abattement de 10 %, et à des prélèvements sociaux. Le montant de l’impôt dépend de l’ensemble des revenus du foyer, pension et éventuels revenus d’activité en cas de cumul emploi-retraite compris.

Peut-on racheter des trimestres de retraite en tant qu'auto-entrepreneur ?

Le rachat de trimestres est ouvert au micro-entrepreneur. Il permet de compléter une carrière incomplète pour atteindre le taux plein et éviter la décote. L’opération est payante, et son coût dépend de l’âge et des revenus. Un calcul préalable est utile pour vérifier qu’elle est rentable dans votre situation.

Le plan d'épargne retraite est-il intéressant pour un auto-entrepreneur ?

Le plan d’épargne retraite est adapté au micro-entrepreneur dont la pension de base sera faible. Les versements se déduisent du revenu imposable, dans la limite d’un plafond, ce qui allège l’impôt pendant l’activité. Le capital est récupéré en rente ou en capital au moment de la retraite.

Que devient la retraite d'un auto-entrepreneur qui ferme sa micro-entreprise ?

Les droits à la retraite déjà acquis sont définitivement conservés en cas de fermeture de la micro-entreprise. Les trimestres validés et les points de retraite complémentaire restent inscrits au compte du micro-entrepreneur. La cessation d’activité arrête l’acquisition de nouveaux droits, sans effacer les anciens.

Sources de l'article

32 Commentaires
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Bonjour, J’ai exercé 25 ans dans la fonction publique d’Etat et suis depuis 2011 auto entrepreneur pour une activité libérale relevant de la Cipav. Je souhaite faire valoir mes droits à la retraite au 1er octobre prochain et poursuivre mon activité actuelle en cumul emploi retraite plafonné car je n’ai pas tous mes trimestres. Une question me taraude: puis je poursuivre mon activité d’auto entrepreneur avec la même structure créée en 2011 ou vais je devoir la fermer et en créer une autre aprèsavoirpris ma retraite. Je ne trouve pas de renseignements clairs à ce sujet. Merci d’avance pour les… Lire la suite »

Bonjour,

À titre général, le cumul d’une activité indépendante avec une pension est encadré par l’article L161-22 du Code de la sécurité sociale. Les modalités de poursuite ou de reprise d’activité dépendent du cadre juridique applicable à l’activité exercée.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Bonjour
Je suis à la retraite depuis 1an.
J’exerce comme auto entrepreneur une activité depuis 3 ans avec un ça d’environ 5000 6000€ par mois.
Si j’arrête cette activité aurais je le droit à une retraite d’auto entrepreneur ? En complément de celle d’ancien salarié du privé
Merci

Bonjour,

À titre général, les droits à la retraite des travailleurs indépendants relèvent du Code de la sécurité sociale (art. L111-2 et L613-1 et s.). Les cotisations versées au titre d’une activité indépendante peuvent ouvrir des droits propres, distincts de ceux acquis en tant que salarié. Les conditions de validation et de liquidation des droits dépendent notamment des revenus déclarés.

Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat en droit de la sécurité sociale afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Bonjour,
Est-ce qu un auto entrepreneur cotise moins pour la retraite qu un salarié ?
Je dois calculer mon taux horaire à facturer et je ne comprends pas comment inclure la retraite sachant que j ai une activité dans la fonction publique à côté (50%).
Merci

Bonjour, En tant qu’auto-entrepreneur, vous cotisez pour votre retraite via le versement de vos cotisations sociales calculées sur votre chiffre d’affaires. Contrairement au salarié dont les cotisations sont prélevées sur le salaire brut, le montant de vos droits dépend directement des seuils de revenus déclarés. En 2025, bien que le taux de cotisation spécifique puisse paraître inférieur à celui du salariat, la validation de vos trimestres est soumise à l’atteinte de plafonds de chiffre d’affaires définis selon votre activité. Dans votre situation de cumul avec la fonction publique, vos droits sont ouverts auprès des deux régimes, mais les trimestres validés… Lire la suite »

Bonjour , j’ai 57 ans , je suis en carrière longue, donc je prévois de profiter à 60 ans de demander une retraite progréssive . J’ai un cumul d’activité , fonctionnaire d’un côté et auto entrepreneur de l’autre. Je souhaiterai savoir s’il est possible, à 59 ans de demander une rupture conventionnelle et de continuer mon autoentreprise jusqu’à 64 ans voir plus ?

Bonjour, En tant que fonctionnaire, vous pouvez en principe demander une rupture conventionnelle, qui permet de percevoir une indemnité de départ et, sous certaines conditions, l’indemnisation chômage. Le cumul avec une auto-entreprise déjà existante est possible après la cessation de vos fonctions. Concernant la retraite, la rupture conventionnelle met fin à votre statut d’agent public, ce qui peut impacter les conditions d’accès à la retraite progressive du régime général ou de la fonction publique. Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner davantage. En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons… Lire la suite »

Bonjour , est ce que les trimestres cotisés en tant qu’auto entrepreneur compte pour la longue carrière, actuellement il me manque 6 trimestres pour partir à 62 ans mais j’ai perdu mon emploi à l’âge de 58 ans . Donc je me pose la question d’ouvrir une auto entreprise de façon à cotiser ces trimestres manquants . Cordialement

Bonjour, En principe, les trimestres cotisés en tant qu’auto-entrepreneur peuvent être pris en compte pour le dispositif de retraite anticipée pour carrière longue, sous réserve de valider un revenu annuel au moins égal au seuil fixé par l’article D. 351-1-1 du Code de la sécurité sociale. Seuls les trimestres cotisés sont retenus, conformément à l’article L. 351-1-1 du même code, à l’exclusion des trimestres assimilés. Nous vous invitons à prendre contact avec un conseiller de la CARSAT afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle. En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.… Lire la suite »

Bonjour ,
j’ai 63 ans je suis auto entrepreneur et je n’ai pas tout mes trimestres pour partir et espérer une retraite a taux plein on me dit qu’a 67 ans , j’aurais un minimum de 800 euros . Ma question est la suivante ; si je n’ai encore pas tous les trimestres a 67 ans aurais je le droit a une retraite a 800 euros
merci pour votre reponse

Bonjour, Légalement, à 67 ans, l’assuré obtient automatiquement le taux plein, même sans avoir validé tous ses trimestres, conformément à l’article L. 351-1 du Code de la sécurité sociale. * Toutefois, le montant de la retraite dépend du nombre de trimestres validés et des revenus cotisés. Le minimum de 800 € évoqué correspond probablement à l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), attribuée sous conditions de ressources, en vertu de l’article L. 815-1 du même code. Elle n’est pas automatique et nécessite une demande spécifique. Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner davantage.… Lire la suite »

Bonjour !
Est-ce que je peux demander la liquidation de les droits,a,retraite en tant qu’autoentrepreneur et continuer à exercer quelques heures d’activité qui ne seraient plus génératrices de droit ?

Bonjour, En principe, en tant qu’autoentrepreneur, vous pouvez demander la liquidation de vos droits à la retraite tout en continuant à exercer votre activité, à condition d’opter pour le dispositif de cumul emploi-retraite. Vous pouvez cumuler votre pension de retraite et votre revenu professionnel de micro-entrepreneur sans limite de plafond si vous remplissez les conditions suivantes : avoir atteint l’âge légal de départ à la retraite, justifier d’une carrière complète ou avoir atteint l’âge du taux plein, avoir liquidé l’ensemble de vos pensions de base et complémentaires auprès des régimes de retraite obligatoires, français et étrangers et dans les régimes… Lire la suite »

Bonjour, Je suis né en 1962 et fin 2025 j’aurai cotisé 168 trimestres salariés. J’ai créé ma structure auto entrepreneur en prestations de services BNC pour avoir le trimestre manquant avec la nouvelle loi. Et au 30 mars 2026 j’aurai facturé 20 000€ HT… ce n’est pas clair dans les tableaux, mais je suppose que la validation de trimestres ne dépend pas uniquement du montant CA, mais doit aussi être travaillé sur les trimestres en question ? Ex. : Si je travaille et facture 20 000€ HT au 30 mars, et que je prends ma retraite au 1er avril… je… Lire la suite »

Bonjour, Pour un auto-entrepreneur en BNC, la validation des trimestres dépend uniquement du chiffre d’affaires annuel déclaré et du régime applicable, sans obligation de répartir l’activité sur l’année. En 2026, si vous facturez 20 000 € HT au 30 mars, vous dépassez largement le seuil requis pour valider 4 trimestres (le seuil 2025 pour valider 4 trimestres en BNC est de 12 030 € environ, revalorisé chaque année). Vous validerez donc 4 trimestres sur l’année 2026, même si l’activité cesse en avril. Cela portera votre total à 172 trimestres, vous ouvrant droit à une surcote de votre pension de retraite, selon les… Lire la suite »

Merci pour votre aide. C’est très clair.
Bonne Journée

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Rédigé par

Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

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