Modèle statuts de SCI
- Les statuts de SCI sont un document juridique obligatoire que les associés doivent rédiger avant toute immatriculation de la société civile immobilière.
- Les statuts de SCI doivent obligatoirement mentionner la dénomination sociale, l’objet social, le siège social, la durée, le capital social et les modalités de répartition des parts entre les associés.
- La rédaction des statuts de SCI peut être réalisée par les associés eux-mêmes, par un notaire ou via un service en ligne comme LegalPlace, chaque option présentant des niveaux de sécurité juridique différents.
- Des statuts de SCI mal rédigés peuvent entraîner des blocages entre associés, des litiges coûteux et des difficultés d’immatriculation au Guichet Unique de l’INPI.
La société civile immobilière est une structure juridique conçue pour gérer et transmettre un patrimoine immobilier à plusieurs. Avant de déposer votre dossier au Guichet Unique de l’INPI, vous devez rédiger les statuts de SCI, c’est le document fondateur qui organise toutes les règles de fonctionnement de votre société.
Modèle de statuts de SCI à télécharger gratuitement
Retrouvez notre modèle de statuts de SCI que LegalPlace met à votre disposition gratuitement. Cet exemple de statuts de SCI est conforme aux législations en vigueur et vous permet de gagner du temps. Vous avez la possibilité de le télécharger en format Word ou PDF. Notre questionnaire vous permet alors d’établir des statuts de SCI adaptés à votre situation et vos besoins.
Que sont les statuts de SCI ?
Les statuts de SCI sont le document constitutif de la société civile immobilière. Ils formalisent l’accord entre les associés et définissent les règles qui gouverneront la société tout au long de son existence.
Définition des statuts de SCI
Les statuts de SCI sont un acte juridique écrit, signé par l’ensemble des associés fondateurs, qui donne naissance à la société civile immobilière. Ce document précise l’identité de la SCI, son objet, son mode de gouvernance et les droits de chaque associé.
Concrètement, les statuts de SCI jouent le même rôle qu’un contrat fondateur entre les associés car ils fixent les règles du jeu avant que la société ne commence à fonctionner. Sans statuts valablement rédigés et signés, la SCI ne peut pas exister légalement.
Pourquoi sont-ils obligatoires ?
Les statuts de SCI sont rendus obligatoires par les articles 1835 et suivants du Code civil, qui imposent à toute société d’être constituée par un écrit. Cette obligation s’applique à la SCI comme à toute autre forme sociale.
En pratique, le Guichet Unique de l’INPI exige la fourniture des statuts signés pour valider le dossier d’immatriculation. Sans ce document, aucun numéro SIREN ne peut être attribué à la société civile immobilière, et aucune opération immobilière ne peut être réalisée au nom de la SCI.
À quel moment les rédiger ?
Les statuts de SCI doivent être rédigés et signés par tous les associés avant le dépôt du dossier d’immatriculation. Dans la chronologie des étapes de création d’une SCI, la rédaction des statuts constitue la première étape formelle. Elle précède la désignation officielle du gérant, la constitution du capital social, la publication de l’annonce légale et le dépôt du dossier au Guichet Unique.
Quelles sont les particularités des statuts de SCI ?
Les statuts de SCI présentent des spécificités qui les distinguent des statuts d’une société commerciale.
Encadrement juridique spécifique
La SCI est régie par les articles 1845 à 1870-1 du Code civil, qui définissent le cadre légal applicable aux sociétés civiles. Ce régime diffère des sociétés commerciales (SARL, SAS), notamment sur les questions de responsabilité et de fonctionnement.
En effet, les statuts de SCI doivent être conformes à ces dispositions civiles. En particulier, certaines règles légales du code civil sont impératives et ne peuvent pas être écartées par les statuts. D’autres règles du code civil, en revanche, sont supplétives car elles s’appliquent uniquement si les statuts ne prévoient rien de contraire.
Liberté de rédaction
La SCI bénéficie d’une grande liberté statutaire par rapport aux sociétés commerciales. En effet, les associés disposent d’une large marge de manœuvre pour organiser les règles de fonctionnement, de cession des parts, de prise de décision et de gestion.
Ainsi, les statuts de SCI peuvent prévoir des clauses très spécifiques adaptées au projet des associés, comme des règles de majorité personnalisées, des droits de vote différenciés, des modalités de sortie d’un associé, etc.
Organisation de la gestion
Les statuts de SCI définissent les pouvoirs du gérant de SCI et les modalités de prise de décision collective entre les associés. Les associés choisissent librement d’étendre ou de restreindre les pouvoirs du gérant par rapport aux règles légales par défaut.
En pratique, un gérant aux pouvoirs étendus peut agir seul pour la plupart des actes de gestion courante, tandis qu’un gérant aux pouvoirs limités devra consulter les associés plus fréquemment.
Fiscalité de la SCI (IR ou IS)
Les statuts de SCI peuvent prévoir le régime fiscal applicable à la société, notamment la SCI à l’impôt sur les sociétés (IS) . Par défaut, la SCI est soumise à l’impôt sur le revenu (IR). Ainsi, les bénéfices sont donc imposés directement entre les mains des associés selon leur quote-part.
L’option pour l’IS est possible, mais peut être révoquée jusqu’au 5e exercice suivant celui au titre duquel elle a été exercée. À l’expiration de ce délai, l’option devient irrévocable et la SCI ne peut plus revenir au régime de l’IR.
Responsabilité des associés de la SCI
En SCI, la responsabilité des associés est indéfinie, non solidaire et subsidiaire. Concrètement, un associé peut être poursuivi personnellement pour les dettes de la SCI à hauteur de sa quote-part, mais seulement après que les créanciers ont tenté de se faire payer sur le patrimoine de la société. Les statuts ne peuvent pas modifier ce régime légal.
Transmission des parts sociales de SCI
Les statuts de SCI organisent les conditions dans lesquelles les parts sociales peuvent être cédées ou transmises. Par défaut, la cession de parts à un tiers (non associé) est soumise à l’agrément de tous les associés. Les statuts peuvent aménager ces règles, c’est-à-dire prévoir un agrément à la majorité simple, instaurer un droit de préemption au profit des associés existants ou encadrer les conditions de valorisation des parts lors d’une cession.
Comment rédiger les statuts de SCI ?
Rédiger les statuts de SCI est une étape qui demande une méthodologie rigoureuse. Plusieurs options s’offrent aux associés, avec des niveaux de coût et de sécurité juridique variables.
Qui peut rédiger les statuts d’une SCI ?
Les statuts de SCI peuvent être rédigés par trois catégories d’intervenants qui sont :
- Les associés, notamment à partir d’un exemple de statuts de SCI ;
- Un notaire ;
- Un service en ligne spécialisé.
En effet, les associés eux-mêmes peuvent rédiger leurs statuts, en s’appuyant sur un modèle de statuts SCI adapté à leur situation.
Toutefois, un notaire peut les rédiger sous forme d’acte authentique, ce qui est obligatoire lorsqu’un associé apporte un bien immobilier au capital.
Enfin, un service en ligne spécialisé, comme LegalPlace, peut les générer à partir des informations fournies par les associés, avec vérification par des formalistes dédiés.
| Rédacteur | Coût | Sécurité juridique | Obligatoire |
| Associés seuls (acte sous seing privé) | Aucun | Limitée | Si apports en numéraire uniquement |
| Service en ligne (LegalPlace) | Dès 0 € HT | Élevée | Non |
| Notaire | Variable | Maximale | Si apport immobilier au capital |
| Avocat | Variable | Élevée | Non |
Sous quelle forme rédiger les statuts de sa SCI ?
Les statuts de SCI peuvent être rédigés sous seing privé (par acte non notarié) ou par acte authentique (acte notarié). La forme sous seing privé est la plus courante et suffit dans la grande majorité des cas. La forme authentique devient obligatoire lorsqu’un associé réalise un apport en nature immobilier, c’est-à-dire lorsqu’il apporte un bien immobilier pour constituer ou augmenter le capital social de la SCI.
Les étapes de rédaction des statuts d’une SCI
La rédaction des statuts de SCI suit un processus en plusieurs phases.
D’abord, les associés définissent ensemble les grandes caractéristiques de la SCI :
- Dénomination ;
- Objet ;
- Siège social ;
- Durée ;
- Montant du capital ;
- Répartition des parts.
Ensuite, ils rédigent ou font rédiger le document complet en y intégrant les clauses obligatoires et les clauses spécifiques adaptées à leur projet. Puis les statuts sont signés par tous les associés fondateurs. Enfin, les statuts signés sont intégrés au dossier d’immatriculation déposé au Guichet Unique de l’INPI.
Quelles mentions obligatoires dans les statuts de SCI ?
Les statuts de SCI doivent obligatoirement comporter plusieurs mentions imposées par l’article 1835 du Code civil et les textes applicables aux sociétés civiles. L’omission d’une mention obligatoire peut entraîner le rejet du dossier d’immatriculation par le Guichet Unique. Si vous utilisez un modèle de statuts de SCI, veillez à bien vérifier qu’il est conforme aux exigences légales.
Forme juridique et dénomination
Les statuts doivent mentionner la forme juridique de la société (SCI) ainsi que la dénomination sociale choisie par les associés. La dénomination sociale peut être librement choisie, sous réserve qu’elle ne soit pas déjà utilisée par une société existante. En pratique, il est utile de vérifier la disponibilité du nom souhaité sur le site de l’INPI avant de rédiger les statuts.
Objet social
L’objet social de la SCI décrit l’activité que la société est autorisée à exercer. L’objet social de la SCI est nécessairement civil et porte sur la gestion d’un patrimoine immobilier. La SCI peut exercer une activité commerciale uniquement à titre accessoire. L’administration fiscale considère qu’au-delà de 10 % du chiffre d’affaires HT, l’activité commerciale n’est plus accessoire et entraîne l’assujettissement obligatoire de la SCI à l’IS.
Siège social
Le siège social est l’adresse officielle de la SCI. Il peut s’agir du domicile du gérant, d’un bien immobilier détenu par la SCI ou d’une adresse de domiciliation. Le siège social détermine le tribunal et le greffe compétents pour la SCI. Il est mentionné dans toutes les correspondances officielles et dans les annonces légales.
Durée de la SCI
Les statuts de SCI doivent préciser la durée de vie de la société. La durée maximale légale est de 99 ans. En pratique, la plupart des SCI sont créées pour une durée de 99 ans. À l’issue de la durée prévue, les associés peuvent décider de proroger la société par une décision collective.
Capital social et apports
Les statuts doivent mentionner le montant du capital social de la SCI et la nature des apports réalisés par chaque associé. Contrairement aux sociétés commerciales, la SCI n’a pas de capital minimum légal. En pratique, le capital social d’une SCI est souvent symbolique et ne reflète pas la valeur réelle des biens détenus.
Répartition des parts entre les associés de la SCI
Les statuts de SCI définissent le nombre total de parts sociales émises et la répartition de ces parts entre les associés. Cette répartition conditionne les droits de vote et la quote-part de chaque associé dans les bénéfices et les pertes de la SCI. Les parts sociales peuvent être réparties de façon égale ou inégale puisque la loi n’impose aucune règle d’égalité.
Quelles clauses spécifiques prévoir dans les statuts de SCI ?
Au-delà des mentions obligatoires, les statuts de SCI peuvent intégrer des clauses spécifiques pour adapter le fonctionnement de la société au projet des associés. Ces clauses spécifiques sont essentielles pour prévenir les conflits et sécuriser la gestion quotidienne.
Clause d’agrément
La clause d’agrément en SCI soumet toute cession de parts à l’accord préalable des associés. Par défaut, la cession de parts à un tiers non associé requiert l’agrément de tous les associés.
Les statuts peuvent assouplir la règle légale en prévoyant un agrément à la majorité simple ou qualifiée, ou au contraire la renforcer en exigeant l’unanimité dans des cas où la loi ne l’imposerait pas. En pratique, la clause d’agrément est indispensable pour maîtriser la composition de l’actionnariat de la SCI.
Clause de cession de parts
La clause de cession encadre les conditions et le prix de cession des parts sociales. La clause de cession peut prévoir une méthode d’évaluation des parts (valeur vénale des biens, valeur de rendement, etc.), un droit de préemption au profit des associés existants ou des conditions particulières de sortie en cas de décès ou de divorce d’un associé. Une clause de cession bien rédigée dans les statuts de SCI évite les blocages et les désaccords lors d’une cession de parts.
Clause de gestion du gérant
La clause relative aux pouvoirs du gérant définit l’étendue de l’autorité du gérant pour agir au nom de la SCI. Les statuts peuvent étendre ou limiter les pouvoirs légaux du gérant de SCI par rapport aux dispositions supplétives de l’article 1848 du Code civil.
Concrètement, les statuts peuvent prévoir que le gérant peut signer seul tout acte jusqu’à un certain montant, et que les actes dépassant ce seuil nécessitent l’accord préalable des associés.
Clause de répartition des bénéfices
Les statuts définissent les modalités de répartition des bénéfices entre les associés. Par défaut, les bénéfices sont répartis proportionnellement aux parts détenues par chaque associé.
De plus, les statuts peuvent déroger à ce principe en prévoyant des règles de répartition différentes, sous réserve de ne pas créer de clause léonine qui priverait totalement un associé de sa part des bénéfices ou mettrait l’intégralité des pertes à sa charge.
Comment fonctionnent les statuts de SCI au quotidien ?
Une fois la SCI immatriculée, les statuts constituent la référence permanente pour organiser la vie de la société. Le respect des statuts conditionne la validité de toutes les décisions prises au nom de la SCI.
Rôle du gérant
En vertu de l’article 1848 du Code civil, le gérant peut accomplir tous les actes de gestion que demande l’intérêt de la société dans les limites de l’objet social.
Pour les actes de gestion courante (percevoir les loyers, payer les charges, signer un bail d’habitation), le gérant agit en principe seul.
En revanche, pour les actes qui dépassent les pouvoirs du gérant tels que définis dans les statuts (vente d’un bien immobilier, souscription d’un emprunt important), le gérant doit obtenir l’accord des associés selon les modalités prévues dans les statuts.
Prise de décision entre associés de la SCI
Les décisions qui excèdent les pouvoirs du gérant sont prises par les associés. Au regard de l’article 1852 du Code civil, les décisions des associés sont prises à l’unanimité par défaut. Toutefois, les statuts de SCI peuvent prévoir que certaines décisions seront prises à une majorité qu’ils déterminent. Les décisions peuvent être prises lors d’une assemblée générale ou par consultation écrite si les statuts le prévoient et toute délibération des associés doit être constatée par un procès-verbal.
Modification des statuts de SCI
Les statuts de SCI peuvent être modifiés au cours de la vie de la société, par décision des associés selon les règles prévues dans les statuts.
En l’absence de disposition statutaire spécifique, la modification des statuts de SCI requiert l’unanimité des associés. Une fois la décision de modification prise, la modification doit faire l’objet d’une publication dans un journal d’annonces légales et d’un dépôt de dossier modificatif au Guichet Unique de l’INPI.
Quels sont les avantages d’avoir des statuts de SCI bien rédigés ?
Des statuts de SCI soigneusement rédigés sont un investissement qui se rentabilise sur toute la durée de vie de la société. Des statuts complets sécurisent juridiquement le projet et préviennent les conflits entre associés.
La sécurité juridique
Des statuts de SCI complets et juridiquement solides protègent les associés contre de nombreux risques. Des statuts bien rédigés définissent clairement les règles applicables en cas de cession de parts, de décès d’un associé, de désaccord sur la gestion ou de dissolution de la SCI.
En pratique, un dossier d’immatriculation comprenant des statuts conformes est traité plus rapidement par le Guichet Unique et évite les demandes de compléments qui retardent l’obtention du Kbis.
La prévention des conflits
Des statuts de SCI adaptés au projet des associés anticipent les situations conflictuelles et fournissent des règles de résolution claires. La clause d’agrément empêche l’entrée d’un associé indésirable. La clause de cession définit un mécanisme d’évaluation des parts qui s’impose à tous. La clause délimitant les pouvoirs du gérant évite les contestations. Autrement dit, plus les statuts de SCI sont précis et complets, moins la SCI sera exposée aux litiges internes.
L’optimisation de la gestion de la SCI
Des statuts de SCI bien construits permettent d’organiser la gestion de la SCI de façon fluide et efficace. Des statuts qui attribuent des pouvoirs clairs au gérant, définissent des règles de majorité adaptées et prévoient des mécanismes de sortie équilibrés donnent à la SCI un cadre de fonctionnement solide. Concrètement, le gérant sait exactement jusqu’où le gérant peut agir seul, et les associés savent quand l’accord des associés est requis.
Quels sont les risques d’avoir des statuts de SCI mal rédigés ?
En revanche, des statuts de SCI incomplets, imprécis ou copiés-collés depuis un modèle inadapté exposent les associés à des risques sérieux tout au long de la vie de la société.
Des blocages entre associés
Des statuts de SCI mal rédigés peuvent créer des situations de blocage lorsque les associés ne s’entendent plus. L’absence de clause d’agrément peut permettre à un associé de céder ses parts à n’importe quelle personne sans que les autres associés puissent s’y opposer. L’absence de règle de majorité claire peut empêcher toute décision dès lors que les associés ne sont pas unanimes. Ces blocages peuvent paralyser la gestion de la SCI et imposer un recours judiciaire.
Des litiges juridiques
Des statuts de SCI imprécis ou contradictoires génèrent des litiges entre associés qui peuvent se révéler longs et coûteux, comme des contestations de la validité d’une décision, des désaccords sur la valeur des parts lors d’une cession, des litiges sur les pouvoirs du gérant.
De plus, des litiges nés de statuts de SCI mal rédigés peuvent aboutir à la dissolution judiciaire de la SCI si les associés ne parviennent plus à s’entendre.
Des difficultés de gestion
Des statuts de SCI trop vagues ou insuffisamment adaptés au projet des associés compliquent la gestion quotidienne de la SCI. Sans règles claires sur les pouvoirs du gérant, chaque décision peut devenir source de désaccord.
De plus , sans clause de valorisation des parts, la sortie d’un associé peut se transformer en négociation conflictuelle. En pratique, les difficultés de gestion liées à des statuts mal rédigés se révèlent souvent plusieurs années après la création, lorsque la situation des associés a évolué.
Voici un tableau récapitulatif des avantages et des risques liés aux statuts de SCI :
| Situation | Avantages | Risques |
| Sécurité juridique | Des statuts complets définissent clairement les règles applicables en cas de cession de parts, décès d’un associé ou dissolution | Des statuts imprécis génèrent des litiges coûteux : contestation de décisions, désaccord sur la valeur des parts, litige sur les pouvoirs du gérant |
| Relations entre associés | Des clauses d’agrément et de cession bien rédigées anticipent les conflits et fournissent des règles de résolution qui s’imposent à tous | L’absence de clause d’agrément permet à un associé de céder ses parts à n’importe qui sans que les autres puissent s’y opposer |
| Gestion quotidienne | Des pouvoirs du gérant clairement délimités permettent une gestion fluide : le gérant sait jusqu’où le gérant peut agir seul | Sans règles claires sur les pouvoirs du gérant, chaque décision devient source de désaccord entre les associés |
| Immatriculation | Des statuts conformes sont traités plus rapidement par le Guichet Unique et évitent les rejets de dossier | L’omission d’une mention obligatoire entraîne le rejet du dossier d’immatriculation par le Guichet Unique de l’INPI |
| Transmission | Une clause de cession avec méthode d’évaluation des parts s’impose à tous et sécurise la sortie d’un associé | Sans clause de valorisation des parts, la sortie d’un associé se transforme en négociation conflictuelle |
Comment modifier les statuts d’une SCI ?
Les statuts de SCI ne sont pas figés. Les statuts peuvent évoluer au cours de la vie de la société pour s’adapter aux changements de situation des associés ou aux évolutions du projet immobilier.
Décision des associés de la SCI
Toute modification des statuts de SCI doit être décidée par les associés, selon les règles de majorité prévues dans les statuts. En l’absence de disposition statutaire spécifique, la modification des statuts requiert l’unanimité des associés. Toutefois, certaines modifications courantes (changement de gérant non statutaire, transfert du siège social, changement de dénomination) peuvent être décidées à la majorité simple si les statuts le prévoient.
En revanche, la révocation d’un gérant désigné dans les statuts eux-mêmes nécessite une modification des statuts et implique donc les formalités correspondantes, dont une nouvelle annonce légale.
Publication de la modification des statuts de SCI dans un journal d’annonces légales
La modification des statuts de SCI doit être publiée dans un journal d’annonces légales habilité avant toute démarche sur le Guichet Unique. La publication rend la modification opposable aux tiers (créanciers, partenaires).
Formalités via le Guichet Unique INPI
Une fois la décision de modification prise par les associés, la SCI doit accomplir des formalités administratives via le Guichet Unique de l’INPI. Le dossier de modification doit comprendre le procès-verbal de la décision des associés, les statuts mis à jour et signés, et l’attestation de parution d’une annonce légale publiée dans un journal habilité dans le département du siège social de la SCI.
Mise à jour des statuts de la SCI
Une fois le dossier de modification des statuts validé par le Guichet Unique de l’INPI, la modification est enregistrée par le Greffe du Tribunal judiciaire compétent et un extrait Kbis mis à jour est délivré.
Statuts de SCI : faut-il utiliser un modèle ?
De nombreux modèles de statuts de SCI sont disponibles en ligne, gratuitement ou contre rémunération. L’utilisation d’un modèle présente des avantages mais aussi des limites importantes à connaître.
Avantages des modèles de statuts de SCI
Un modèle de statuts de SCI permet de disposer rapidement d’une base de rédaction structurée, conforme aux mentions obligatoires légales. Pour une SCI simple (deux associés, apports en numéraire uniquement, gestion classique), un modèle de bonne qualité peut constituer une base de travail utile. Les modèles permettent également de se familiariser avec le contenu et la structure des statuts, ce qui facilite le dialogue avec un professionnel lors de la personnalisation des clauses.
Limites des statuts de SCI gratuits
Les statuts de SCI gratuits disponibles sur internet présentent toutefois des limites.
En effet, les statuts gratuits sont souvent rédigés de façon générique, sans tenir compte des spécificités du projet des associés. Les clauses spécifiques (agrément, valorisation des parts, droits de vote, clause de préemption) sont souvent absentes ou insuffisamment détaillées dans les modèles gratuits.
De plus, certains modèles en ligne ne sont pas mis à jour et ne reflètent pas les évolutions législatives récentes. Utiliser des statuts gratuits sans vérification professionnelle peut exposer les associés à des lacunes juridiques.
Intérêt d’un accompagnement juridique
Faire appel à un service spécialisé pour la génération des statuts de SCI apporte une sécurité juridique supérieure à celle d’un modèle gratuit. Les formalistes dédiés de LegalPlace s’assurent que les statuts de SCI sont conformes aux exigences légales en vigueur en 2026 adaptés au projet des associés et complets en ce qui concerne les clauses spécifiques.
Tableau comparatif des options de rédaction des statuts de SCI :
| Critère | Modèle gratuit | LegalPlace | Notaire |
| Coût | Aucun | Dès 0 € HT | Variable (honoraires) |
| Conformité légale en 2026 | Non garantie | Garantie | Garantie |
| Personnalisation | Limitée | Complète | Complète |
| Délai | Immédiat | Rapide | Plusieurs semaines |
| Vérification professionnelle | Non | Oui (formalistes dédiés) | Oui (notaire) |
| Obligatoire si apport immobilier | Non | Non | Oui |
FAQ
Peut-on créer une SCI sans statuts ?
Les statuts de SCI doivent-ils être notariés ?
Peut-on modifier les statuts de SCI après la création ?
Faut-il enregistrer les statuts de SCI ?
Peut-on télécharger un modèle de statuts de SCI gratuit ?
Combien d'associés minimum pour une SCI ?
Sources
- Code civil, article 1835 relatif aux mentions obligatoires des statuts de société
- Code civil, articles 1845 à 1870-1 relatifs au régime des sociétés civiles
- Code civil, articles 1857 et 1858 relatifs à la responsabilité des associés en société civile
- Code civil, article 1852 relatif à la prise de décisions collectives des associés
- Code général des impôts, article 239 relatif à l’option pour l’IS
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